Et si nous décidions, avec l’aide d’un coach, de déposer notre armure ?

Quand on entame une démarche avec un coach, c’est que l’on ressent le désir d’avancer dans sa vie.

Face aux événements vécus, on a souvent tendance à renforcer son armure et malgré tout, on se rend compte que cela ne nous empêche pas de ressentir un mal être et de perdre de nombreuses batailles personnelles.

En coaching, on ne cherche pas à apporter un blindage supplémentaire à son coaché, bien au contraire. Le coach souhaite l’alléger de son armure pour lui permettre d’avancer plus facilement et plus lestement face aux courants parfois impétueux de la vie.

Un coach permet à la personne de se rendre compte qu’elle s’est constituée une belle carapace au fil du temps et que cela l’empêche de devenir la personne qu’elle souhaite vraiment être.

Alors comment est-ce que nous créons notre armure ?

Nous avons constitué majoritairement notre armure dans nos premières années en acceptant d’installer des peurs, des mauvaises croyances ou en mettant en place des défenses psychiques pour ne pas ressentir à l’intérieur de nous les flèches que la vie parfois nous envoie.

Pour aider la personne à mieux se connaître et commencer à fendre son armure, le coach utilise des armes pacifiques comme le questionnement. Le coach questionne adroitement le coaché pour l’aider à lever ses filtres qui l’empêchent de voir la réalité telle qu’elle est et non pas celle qu’il croit être vraie.

Le travail avec son coach va lui permettre également de trouver, puis de renverser ses croyances d’enfant qui le limitent dans ses actions du quotidien, pour les remplacer par des croyances plus utiles pour lui aujourd’hui.

Le coach va l’aider en l’accompagnant dans ses peurs afin de les neutraliser.

Le coach va être là pour accueillir toutes les émotions de la personne, dont sa colère ou sa tristesse, qui vont faire rouiller son armure afin qu’elle puisse un jour tomber définitivement d’elle-même.

Le livre de Robert Fisher qui s’intitule « Le chevalier à l’armure rouillée » illustre bien ce que je viens de vous exposer. Ce conte initiatique raconte l’histoire d’un chevalier qui se croyait bon, gentil et plein d’amour parce qu’il passait son temps à combattre des ennemis, sauver les demoiselles en détresse et tuer les dragons de son royaume.

Ce chevalier aimait tellement son armure qu’il décidât un jour de ne plus la quitter et même de dormir avec. Au bout d’un moment, sa femme n’en pouvant plus, lui demandât de choisir entre son armure et elle. Comme il aimait sa femme, il décida de l’enlever mais il n’y arriva pas, il était coincé dedans. À la suite d’épreuves et de prises de consciences, ce chevalier va commencer à faire rouiller son armure pour, qu’au bout d’un moment, celle-ci tombe d’elle-même et qu’il puisse enfin devenir réellement une personne « bonne, gentille et aimante ».

Ce conte bien écrit parle des armures que nous nous mettons pour ne pas souffrir et qui, à force de les renforcer, font que nous n’arrivons plus à les enlever. Ces armures-là ne sont pas seulement dans notre corps, mais aussi et principalement dans notre tête.

Nous sommes tous des chevaliers

Tout comme ce chevalier, depuis que nous sommes tout petit, nous avons dû entendre de la part de nos parents, que nous devions être forts, que nous devions montrer une image de perfection vis-à-vis des autres personnes, et surtout que nous devions toujours être prêts à faire plaisir aux autres.

Tous ces messages, transmis par nos figures parentales, nous ont conditionnés à développer une fausse image de qui nous sommes et constituent des éléments de notre armure.

En ne voyant pas ses émotions accueillies avec bienveillance, l’enfant pense qu’il n’a pas le droit de les exprimer. L’enfant va à nouveau renforcer son armure en n’osant plus vivre ses émotions. Celles-ci vont rester emprisonnées dans son corps et refoulées dans un endroit sombre de sa tête.

Par exemple, pour un chevalier, oser dire qu’il a peur des dragons est inconcevable et pas très bien vu pour le fils d’un grand chasseur de dragons. Alors le chevalier fera en sorte de ne plus ressentir de peur et pourra même devenir téméraire.

Devenir un chevalier téméraire ou un chevalier courageux ?

Vous connaissez la différence entre un chevalier téméraire et un chevalier courageux ?
Le chevalier téméraire vit des aventures sans ressentir aucune peur alors qu’un chevalier courageux ressent de la peur mais décide malgré tout de vivre de nouvelles aventures. Le téméraire peut être dangereux pour lui et pour les autres car il n’a aucune conscience du danger alors que le courageux saura tenir compte de ses peurs pour avancer avec précaution.

Le coach aide notamment son coaché à sortir de rôles joués dans certains jeux psychologiques qui l’empêchent d’exprimer une communication authentique avec les autres. Une personne qui passerait son temps à sauver les autres y compris la veuve et l’orphelin finirait par oublier complètement ses propres besoins. Une personne qui se plaindrait en permanence de sa condition rejetterait la faute sur les autres et n’assumerait plus toutes ses responsabilités.

La femme du chevalier lui reproche de plus aimer son armure qu’elle. À cela, le chevalier lui répond : « Ne vous ai-je pas suffisamment aimée pour vous sauver de ce dragon et vous offrir ce beau château de pierre ? ». Sa femme lui rétorque alors : « Ce que vous aimiez…..c’était l’idée de me sauver. Vous ne m’aimiez pas vraiment, et vous ne m’aimez plus maintenant. 

Ce passage du conte montre les jeux psychologiques en action.

Comme le chevalier de ce conte qui dépose son armure, le coaché fait preuve d’un grand courage quand il s’engage dans une démarche de coaching. Que cela soit sur des sujets personnels, professionnels ou familiaux, le coach est là pour l’aider à atteindre son objectif ou son Graal.

En coaching, venez comme vous êtes

Dans un coaching, on vient comme on est, mais une chose est sûre, c’est qu’à la fin, on ne sera plus tout à fait le même.

Nous pouvons tous choisir de vivre toutes nos aventures seul ou accompagné. L’expérience montre qu’une personne seule a beaucoup moins de chances de réussir. Que ferait Tintin sans Milou, Batman sans Robin, Blake sans Mortimer ?

Alors Oyez, oyez brave gens, que les personnes qui sont prêtes à faire rouiller leur armure se pressent pour suivre un coaching, elles ne le regretteront pas 😉

Travail avec le coach parental :

Dans le processus de coaching, le coaché peut déposer son armure en toute confiance. Il est accompagné par une personne, le coach, qui accueille sa vulnérabilité et ses émotions en toute bienveillance.

Le coach adoptera avec son coaché une communication la plus authentique possible. Le coach est garant de la sécurité de son coaché durant toute la démarche du coaching afin qu’il puisse avancer vers son objectif en toute sérénité.

Thierry CHAUME
Coach parental

http://leschiensnefontpasdeschats.fr/

 

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